La Ville Heureuse

Louisa Paulin

« C’est dans mes poèmes qu’il faut me chercher… Je n’ai ni âge, ni visage, ni forme, autres que ceux que vous trouverez à mes poèmes. »

C’est ainsi que se décrit Louisa Paulin, poétesse de Réalmont. Elle aimait son terroir, auquel elle rendit hommage dans ses poèmes, en redonnant vie à l’occitan qu’elle perfectionnera au côté du poète Antoine Persbosc. Elle écrivit également en prose, avec la même sensibilité et la même justesse. Ses oeuvres traversent le temps et conservent une force étonnante : « La ville heureuse » en est un exemple marquant, alliant souffle engagé et utopie.

Devant vous, la maison où elle a vécu et écrit ses plus beaux poèmes.

La poèta

2 Décembre 1888

Naissance à Réalmont.

1907

Après des études à l’école normale d’Albi, début de sa carrière d’enseignante dans les villages du Tarn.

1908

Professeure titulaire à l’Ecole supérieure de Tulle, elle parcourt le pays Limousin avec sa nièce et fait ses premiers pas en littérature.

1930

Pour se rapprocher des siens à Réalmont, elle devient professeur à Albi.

1932

Elle doit arrêter d’enseigner et part s’installer à Réalmont. C’est là que s’exprimera pleinement son talent de poétesse et qu’elle redécouvrira la langue occitane.

1944

Aveugle, elle dicte ses poèmes, notamment des chants de résistance et d’espoir. Elle meurt à 56 ans.

Extrait de "La Ville Heureuse"

Je voudrais bâtir une ville heureuse avec des arbres et des eaux, de grands arbres serrés sur de secrets oiseaux comme dans nos vieux livres d’images quand nous étions des enfants sages, de ces arbres gonflés d’étranges sèves et qui savaient nourrir et bercer tous nos rêves.